Une place pour moi : informer pour tolérer

L’albinisme est une maladie très peu représentée au cinéma. Outre les problèmes cutanés et ophtalmologiques qu’elle engendre, elle se manifeste avant tout par des caractéristiques physiques différentes. Dans le court-métrage "Une place pour moi" de Clémentine Dusabejambo, nous suivons la jeune Elikia, atteinte d’albinisme qui essaie tant bien que mal de se faire une place dans son école.

par Margaux Maekelberg

Rejetée par ses camarades de classe qui ne cessent de se moquer d’elle, Elikia est une petite fille qui ne trouve pas sa place. C'est le cas de sa mère également, qui doit également subir les réflexions de ses clients dans son salon de coiffure. À elles deux, elles vont tenter de mettre à bas ces préjugés. L’intelligence du récit de la réalisatrice est de ne jamais verser dans la colère - même si elle serait légitime.

Tout au long du court, nous verrons Elikia et sa mère se battre contre les préjugés, contre les autres enfants, les parents et même le système éducatif qui ne semble pas accepter la différence. Mais finalement, l’intolérance ne viendrait-elle pas d’un manque d’informations ?

Dans ce cas précis, les rumeurs et légendes racontées aux plus jeunes les poussent à rejeter Elikia. C’est finalement avec beaucoup de pragmatisme et de pédagogie que la petite et sa mère vont réussir à faire évoluer les mentalités. Une vraie leçon de courage et de tolérance qui nous montre également à quel point l’éducation (scolaire ou parentale) joue un rôle primordial dans l’acceptation de l’autre.

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UNE PLACE POUR MOI affiche

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