61 ans après l’indépendance, le cinéma congolais se révèle

Auteur, réalisateur et producteur, Michael Gandoh se bat au quotidien pour promouvoir le cinéma congolais.

image extraite du film congolais "In extremis"

Image extraite du film congolais "In extremis"

Le cinéma congolais a connu une émergence après l’indépendance de la République du Congo en 1960. Aujourd’hui, il se réveille.

Le cinéma congolais, quelle spécificité ?

Michael Gandoh commence le cinéma en 2007. Avec sept réalisations à son actif, c’est un domaine qu’il connaît bien. “Avec un marché inondé par les films d’ailleurs, le cinéma congolais cherche encore ses couleurs” explique-t-il. Mais il se révèle petit à petit par “la force des dialogues. Le congolais est parmi les africains noirs qui n’a pas d’accent. Dans nos films, on essaie de le mettre en exergue".

"Le congolais est très consommateur"

À chaque projection de films, le public est “présent. Le congolais est très consommateur et il est exigeant. Comme tout public, il n’aime pas consommer n’importe quoiconfie le réalisateur.

Michael Gandoh, réalisateur du film congolais "In Extremis"

Michael Gandoh, réalisateur d'In Extremis, film écrit par Malolo Matouala

À titre d’exemple, “au Congo, “In Extremis” n'a pas eu l’impact qu’il devait avoir dès le départ. Lorsque le film est parti au Cameroun, en République Dominicaine et en Angleterre, les gens s’y sont intéressés” argumente Malolo Matouala, le scénariste

Booster le “made in Congo”

Si “la difficulté demeure du côté de la communication qui coûte extrêmement cher ici”, Michael Gandoh ne baisse pas les bras. “J’ai créé en 2018 le Festival international des courts métrages de la Pointe-Noire. Chaque année, il forme cinq jeunes réalisateurs et produit gratuitement leur film pour booster la faible production locale. Depuis sa création, la production a presque triplé” conclut-il.