Festival "Même pas peur" : il faut "frapper plus fort que la Covid"

Du 17 au 20 février 2021, au Cinéma Henri Madoré, le festival “Même pas peur” revient pour une onzième édition à Saint-Philippe. Et si la programmation n’a pas encore été dévoilée, Aurélia Mengin, la directrice du festival, est ravie que l’événement ait pu être maintenu.

Les dates du festival Même pas peur 2021 enfin dévoilées

La Covid n’a (sauf contrainte sanitaire de dernières minutes) pas eu raison du Festival “Même pas peur”, pour le plus grand bonheur des cinéphiles et de la fondatrice et directrice du Festival, Aurélia Mengin. Du 17 au 20 février 2021, le public peut se rendre à Saint-Philippe, au cinéma Henri Madoré. Avant-premières de courts et de longs métrages, sélection de films d’animation et projections réservées au public des écoles et collèges de la ville et de ses alentours doivent être au programme de ce festival international du film fantastique de la Réunion. Une programmation qui n’a pas encore été dévoilée précisément.

Affiche 2021 du festival Même pas peur

“Frapper plus fort que la Covid”

Malgré le coronavirus, la réalisatrice de “Fornacis” compte tout faire pour que cette onzième édition se déroule au mieux. Une chose est sûre, “nous travaillons dès aujourd’hui activement avec les équipes de la ville pour vous garantir une sécurité sanitaire renforcée et nous vous tiendrons au courant ces prochains mois des règles et recommandations à respecter afin que le festival se déroule dans des conditions conformes aux mesures sanitaires gouvernementales” précise l’équipe du festival.

Car “pour sauver la culture de ce tsunami sans précédent, il faut, aujourd’hui plus que jamais, remonter sur le ring, enfiler ses gants et frapper, oui, frapper plus fort que la Covid ! Car si la culture ne sauve pas des vies, elle est indissociable de la condition humaine et donne du sens à notre existence” écrit Aurélia Mengin dans son édito. 

Frapper plus fort que la Covid”, qui a bouleversé et chamboulé le monde de la culture l’année dernière : “2020, une année choc tout droit sortie des pires scénarios post-apocalyptiques. Ce Covid 19, a sans aucun doute réussi à se faire un nom en très peu de temps et à occuper le devant de la scène dans le monde entier. J’ai forcément une pensée pleine de compassion pour tous les festivals qui ont dû être annulés mais qui ont su s’adapter et se réinventer, pour les cinémas qui ont laissé leurs rideaux baissés et leurs sièges désespérément vides, pour les réalisatrices et les réalisateurs qui ont annulés leur tournage, pour les comédiennes et les comédiens qui ne jouent plus” ajoute-t-elle.

“Créer c’est résister”

Aurélia Mengin, directrice du festival Même pas peur

Si “la culture “sauve de l’ennui, de la bêtise et de l’obscurantisme”, dans son édito, la directrice du festival définit la culture comme “notre ciment” et “le sang qui coule dans nos veines, elle nous unit les uns aux autres. La culture fait de nous des êtres humains singuliers, spirituels, épanouis, captivants et intensément vivants. Sans elle, nous sommes condamnés à errer tels des âmes damnées, prisonnières d’une cité désenchantée en perte d’oxygène, qui se consume de l’intérieur. 2020 m’a rappelé que l’être humain est vulnérable, que la vie est éphémère et que nous devons prendre soin de nos êtres chers”.

La réalisatrice réunionnaise est déterminée et compte une nouvelle fois, réaffirmer son engagement “absolu pour la création et ma détermination inflexible pour défendre et promouvoir le cinéma fantastique international à La Réunion et aussi au-delà des mers” car “créer c’est résister et résister c’est vivre !” conclut-elle.

Parce qu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule : à l’occasion du festival, un concours de court-métrage est organisé par Canal +, partenaire de l’événement.