Le documentaire s'invite au ciné

Le documentaire indépendant possède un réel public. À l'île de La Réunion, il suffit de constater les initiatives portées par les associations. En plus de projections ponctuelles ­dans les festivals, elles ont fait entrer le documentaire dans les salles obscures tout au long de l'année.

Le film documentaire séduit pour plusieurs raisons. D'abord, il fait voyager. En caméra embarquée, dans les coulisses, sur la route ou sur l'océan... Le documentaire n'a pas de frontières si ce n'est celle des moyens humains, techniques et des autorisations diverses. Ensuite, il interpelle. Société, économie, environnement, le documentaire appréhende les questions humaines, animales et technologiques sous des angles différents...Enfin, il informe. C'est peut-être même son essence, le documentaire transmet des informations, enrichit nos horizons et notre culture. Autant d'arguments qui illustrent l'engouement du public réunionnais pour le film documentaire. Plusieurs initiatives sont menées chaque année pour promouvoir le genre. Il y a les évènements ponctuels comme le Festival du film documentaire de Saint-Denis ou encore Le Festival du Film citoyen qui a eu lieu en avril dernier. kazadocEt puis, il y a les projections programmées toute l'année dans des salles obscures de l'île. 
Exemple, tous les troisièmes vendredis du mois, à Saint-Denis le Ciné Lakaze propose un documentaire dans le cadre de « Kaza Doc, un état du monde », porté par l'association La lanterne Magique. "L'idée de ce cycle est de faire découvrir aux spectateurs des documentaires de création, peu ou pas diffusés à la Réunion, qui racontent un état du monde (social, environnemental, culturel...) et surtout qui invitent à la réflexion. Pour choisir ces films, un comité constitué des salariés de La lanterne magique et de bénévoles - membres du bureau de l'asso - imaginent la programmation. Ils piochent dans les propositions qu'ils ont pu voir en festivals (cinéma du réel, Lussas...). Kaza Doc essaye de privilégier des films qui viennent vraiment d'horizons variés, mais aussi des films locaux et de la zone océan Indien", explique Cyrielle Jacheet, chargée d'éducation aux images pour La lanterne magique. 
Le cycle Kaza Doc a été lancé en 2015, au début il y avait aussi des projections organisée au Plaza de Saint-Louis. La Lanterne Magique souhaite reprendre des projections de documentaires en salles dans le Sud car il y a de la demande nous a confié Cyrielle Jachee et d'ajouter "L'obstacle c'est qu'il nous faut un lieu de diffusion... ".
public diles en doc compressorD'îles en Doc également propose des docus sur grand écran. Sur le papier, ils ne sont pas considérés comme des cinémas, mais dans notre esprit les lieux culturels qui projettent des films s'inscrivent tout autant au rang de salles obscures. C'est le cas pour le Séchoir à Piton Saint-Leu, Lespas Leconte De Lisle à Saint-Paul, Chateau Morange à Saint-Denis, Vavang'Art à l'Entre-Deux, l'Auditorium de St Joseph ou encore les médiathèque comme le Tampon ou Saint-Pierre … Chaque mois des films sélectionnés par D'Îles en Docs y sont à l'affiche. Porté par l'association Ciné d'île, le dispositif permet au grand public de découvrir les films documentaires réalisés dans les îles de l’Océan Indien. 

affiche diles en docPour le second semestre, D'îles en docs propose trois documentaires.
En septembre : “Les larmes de la rivière piment” - Deuxième volet “Terre Brûlée”, de Luc Bongrand. En octobre : “Zafair Kaya”, de Michel Vuillermet. En novembre : “Le monde de chez Ti Kaf”, de Frédéric Lambolez et Jean-Marie Pernelle. En décembre : “Dann fon mon kèr”, de Sophie Louÿs.

 Retrouvez bientôt la programmation pour le second semestre en détail sur le site d'En Quête Prod, rubrique actualités. 

Les prochaines programmations de Kaza Doc au Ciné Lakaz à Saint-Denis

« Carré 35 », de Eric Caravaca
France - 2017 – 1h07

programmé le vendredi 23 août au Ciné Lakaz à 18h30. Tarif : 6 euros.
« Carré 35 » est un lieu qui n’a jamais été nommé dans ma famille ; c’est là qu’est enterrée ma sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Cette sœur dont on ne m’a rien dit ou presque, et dont mes parents n’avaient curieusement gardé aucune photographie. C’est pour combler cette absence d’image que j’ai entrepris ce film. Croyant simplement dérouler le fil d’une vie oubliée, j’ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j’ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes."
« Carré 35 » rend palpable l'ambition commune des plus grands documentaires pour la poursuite d'un temps irrémédiablement perdu et la révélation de l'invisible : POSITIF

« Le complexe de Frankestein », de Alexandre Poncet, Gilles Penso 
avec Guillermo del Toro, Joe Dante, John Landis 
France - 2015 – 1h47.
Programmé le vendredi 20 septembre au Ciné Lakaz à 18h30. Tarif : 6 euros.
Les créatures fantastiques n’ont jamais été aussi populaires qu’aujourd’hui, comme le prouvent les triomphes d’Avatar, Jurassic World, La Planète des singes ou Star Wars. Depuis les prémices du 7e art jusqu’aux dernières révolutions numériques, ce documentaire explore plus d’un siècle d’expérimentations dans le domaine des effets spéciaux, mettant ainsi en lumière, aux côtés des monstres les plus célèbres, la personnalité de leurs créateurs, véritables héritiers du Docteur Frankenstein. Le film célèbre un art unique, fragilisé par l’envol des nouvelles technologies numériques.
Véritable mine d'or d'anecdotes et d'entretiens avec les passionnés, Le Complexe de Frankenstein retrace l'histoire de la création de monstres / machines au cinéma à travers les âges : A VOIR A LIRE

« Le grand bal », de Laetitia Carton
France - 2018 - 1h29
Programmé le vendredi 18 octobre au Ciné Lakaz à 18h30. Tarif : 6 euros.
C'est l'histoire d'un bal. D'un grand bal. Chaque été, plus de deux mille personnes affluent de toute l’Europe dans un coin de campagne française. Pendant 7 jours et 8 nuits, ils dansent encore et encore, perdent la notion du temps, bravent leurs fatigues et leurs corps. Ça tourne, ça rit, ça virevolte, ça pleure, ça chante. Et la vie pulse.
Laetitia Carton parvient à capter ce moment où le tempo de l'existence, éprouvé collectivement et physiquement, devient si intense qu'il irradie littéralement les images : CRITIKAT

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