À l'affiche : "W.A.K.A"

Un film de Françoise Ellong. Durée : 97 min. Cameroun (2012). Mathilde, la trentaine, est une femme seule abandonnée par les siens et souvent livrée à elle-même. Serveuse dans un bar, Mathilde voit sa vie basculer le jour où son patron apprend qu’elle est enceinte et donc en ce qui le concerne, inapte à travailler plus longtemps dans son enseigne...

Mathilde se retrouve alors devant un choix terrible : se débarrasser de son bébé et garder son boulot, ou mener sa grossesse à terme et se débrouiller comme elle peut pour élever son enfant. La jeune femme, poussée par un inconnu, fait le choix de la maternité. 
Mais voilà, dès lors qu’ADAM naît, s’ensuit pour Mathilde une période de difficultés qui ne va cesser d’accroitre. Trouver un travail n’est pas chose facile après avoir perdu le précédent. Mathilde veut reprendre son boulot au bar, mais le Patron a déjà recruté. 

C’est alors que MAX, Proxénète, la quarantaine, entre dans la vie de Mathilde qu’il rebaptise MARYLINE, avec la ferme intention de ne plus jamais en sortir. Mathilde est prise au piège, car il lui faut payer ses factures et surtout, nourrir son fils.
Mathilde devient alors jour après jour Maryline, sans jamais oublier qu’elle est avant tout une mère qui veut subvenir aux besoins de son enfant. Adam grandit, en même temps que sa curiosité sur les activités de sa mère. 
L’inconnu qui a permis l’existence d’Adam s’appelle LUC. Il s’est épris de Mathilde le fameux soir où elle s’apprêtait a ingurgiter le contenu de la fiole, qui lui aurait permis d’évacuer le bébé de son ventre. Luc est-il une bénédiction ou une malédiction? 
Cependant, Max le proxénète ne voit pas du tout la présence de Luc comme une bénédiction. Au contraire, Luc est en train de semer le trouble dans son business et pour Max, il n’y a pas de choix possible car Maryline a choisi il y a bien longtemps déjà. 
Mathilde prend peu à peu conscience du réel danger qui guette Luc, Adam et elle-même. Mais jusqu’où pourra-t-elle aller pour sauver Adam ? 

 

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La bande Annonce

Note d'intention de la réalisatrice 

France Ellong 

L’histoire de « W.A.K.A » est d’abord celle d’une mère prête à tout pour subvenir aux besoins de son enfant et préserver la pureté et l’innocence de celui-ci. En choisissant de confronter cette femme à l’univers de la prostitution, le but est clairement de la mettre dans une position jugée dégradante au regard de la société, afin de montrer au mieux sa force et son combat en tant que mère. La lecture du titre doit être faite sous la forme d’un acronyme. Ainsi, W.A.K.A, dans ce contexte, bien que référant à l’univers global de la prostitution, signifie « Woman Acts for her Kid Adam ». 

Après plusieurs courts-métrages réalisés entre Paris et Londres (dont les thèmes sont : le « Suicide », le « Surnaturel », le « Nazisme », les « Violences conjugales »), la décision de poser la caméra cette fois au Cameroun pour ce premier long-métrage m’a paru de soi. La prostitution n’est bien entendu pas du tout un fléau de l’Afrique et encore moins spécifique à la ville de Douala, bien au contraire. En revanche, des mères qui se battent pour leurs enfants, ça existe partout, et il n’y en a pas davantage en Occident qu’en Afrique. 

Etant également scénariste, je n’ai cependant pas souhaité écrire moi-même l’histoire de W.A.K.A. Dans ma démarche de tourner au Cameroun, tout en associant Grizouille Production, LFR Films et la production exécutive camerounaise MALO Pictures, j’ai tout de suite émis aux producteurs mon souhait de collaborer étroitement avec un scénariste camerounais. Feu vert en main, je me suis mise à sillonner jour et nuit les sites internet africains dédiés au 7ème Art, en quête de la perle rare. C’est ainsi que le profil du scénariste camerounais Séraphin Kakouang m’a sauté aux yeux et que très vite, le contact a été fait et le travail a pu démarrer. 

Mon souhait est réellement de faire de W.A.K.A l’une des plus belles collaborations cinématographiques entre la France et le Cameroun, avec au centre la notion de « transmission de connaissances ». En effet, des techniciens français se sont mêlés à ceux camerounais, afin de ne former qu’une seule et même équipe. Il en va de même quant au casting, qui détient sa richesse dans l’éclectisme des acteurs locaux et de la Diaspora. Un acteur sénégalo-martiniquais, Bruno Henry, nous a fait l’honneur d’être parmi les acteurs principaux du film aux côtés de Patricia Bakalack et d’Alain Bomo Bomo. 

 

BIOGRAPHIE de Françoise ELLONG Francoise Ellong, le film camerounais, LFC award, cinéma africain, cinéma Afrique, waka, clémentine Dusabejambo, nouvelle vague cinéma Afrique, oi film, film indépendant d'Afrique

Le 8 Février 1988, Françoise Ellong naît dans la ville de Douala au Cameroun. Dès lors qu’elle apprend à écrire, son sens de l’imagination se révèle peu à peu à sa famille. A 11 ans, elle arrive dans la petite ville de Brunoy en France où elle vit avec son oncle. 

L’année 2006 devient celle de ses premiers pas en tant que scénariste mais également réalisatrice, tandis qu’elle poursuit en parallèle ses études en Information et Communication à Paris, suivi d’un Master en Cinematography and Postproduction à l’Université de Greenwich à Londres qu’elle obtiendra avec mention. 

De 2006 à 2012, neuf courts-métrages naitront de sa passion pour l’écriture et la réalisation. Neuf films en français et en anglais tournés aussi bien en pellicule qu’en numérique, dont plusieurs expérimentaux et quatre œuvres qui feront parler d’elles et seront primées à plusieurs Festivals dans le monde. 

Parmi elles, « NEK », réalisé en 2010. Le film parle de Nazisme et évoque la notion de Repentir. La réalisation de ce court-métrage sera une véritable épreuve pour la jeune Réalisatrice, qui dans ce film, mêle fiction et événement historique. « NEK » est tourné en Juin et est projeté pour la première fois à Paris en Septembre de la même année. Le bilan deux ans plus tard est de 6 prix (Ours de Bronze en Autriche, Grand Prix, Meilleure Image, Meilleur Son à Douala, Best Fiction à Yaoundé, Mention Honorifique concours de scénarios en France) à travers le monde et plusieurs projections dont la plus récente en Belgique en Mars 2012. 

Mai 2012 marque la naissance du premier projet de long-métrage de la jeune Réalisatrice : « W.A.K.A ». Alors de retour du 66è Festival de Cannes, elle est incitée par un ami producteur et réalisateur indépendant, à franchir cette ultime étape tant convoitée par tous les réalisateurs en devenir. Après plusieurs courts-métrages tournés entre la France et l’Angleterre, Françoise sait d’emblée que pour ce passage important, son souhait est de poser sa caméra sur les terres qui l’ont vu naitre : l’Afrique. L’aventure « W.A.K.A » est lancée. Six mois plus tard, malgré d’énormes difficultés, elle atterri au Cameroun, le scénario écrit par Séraphin Kakouang en mains, avec la ferme intention d’aboutir ce projet totalement mené en indépendant. 

Deux ans plus tard, « W.A.K.A » fait déjà l’objet de plusieurs invitations de Festivals internationaux qui ont rendu hommage à des femmes réalisatrices : JCFA, Burkina Faso, IFC de Douala au Cameroun via la Carte Blanche du Film de Femmes de Créteil, Festival international de la Femme et du Développement à Rabat, Maroc. 

 

Surtout, le film a ouvert la 17ème édition du Festival Ecrans Noirs à Yaoundé au Cameroun, a remporté le Dikalo Award d’encouragement 1ère œuvre de long-métrage à la 11ème édition du Festival international du Film Panafricain de Cannes en France et plus récemment, Francoise Ellong a été accueillie dans la cour des Grands en remportant le Prix Spécial du Jury de la 17ème édition du Festival du cinéma africain de Khouribga, au Maroc. 

Forte de ces expériences, la jeune réalisatrice a décidé de reformer son duo gagnant avec le scénariste camerounais Séraphin Kakouang et prépare dores et déjà son second projet de long-métrage en terres africaines, un road movie thriller psychologique provisoirement intitulé « L’ARME DES FAIBLES » ... 

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