Malolo Matouala : "Les super-héros n’ont pas tous des capes"

“In Extremis”, une comédie romantique sur l’amour et l’espoir. Sa source d’inspiration, sa collaboration avec le réalisateur Michael Gandoh, son regard sur le cinéma africain… Malolo Matouala, l’auteur du film, nous dit tout. 

photo du scénariste Malolo Matouala, auteur de "In Extremis"

Le scénariste congolais, Malolo Matouala

Avec de nombreuses sélections en festivals et le prix d’Excellence du Film de l’année 2020 aux Festim Brazza Awards 2021 au Congo, Malolo Matouala, commercial de profession, impose sa présence sur la scène cinématographique africaine. “In Extremis c’est mon premier film que j’ai écrit et que j’ai pu produire. Il parle essentiellement d'espoir et d'amour” confie le scénariste. “Ce film montre que les super-héros n'ont pas tous des capes, des masques ou des déguisements. En fonction des actes que nous faisons, nous pouvons devenir une sorte de super-héros pour quelqu'un d'autre” ajoute-t-il.

Propos recueillis par Céline Latchimy-Irissin.

OI>Film : Comment vous est venue cette idée de scénario ? 

Ce film est arrivé par cette phrase qui m’est venue comme ça : “qui que vous soyez, où que vous soyez, s’il vous plaît ne raccrochez pas”. Je me disais que j’allais emmener cette phrase jusqu’au bout donc j’ai eu l’idée d’un film qui allait emmener le suspens jusqu’au bout avant que la situation puisse se dénouer. 

OI>Film : Votre film porte-t-il un message sur la prévention du suicide ? 

Oui. Dans le film, la personne qui veut se suicider est dans un état second. Lorsqu’elle reçoit l’appel, elle reprend conscience. Il y a des gens qui traversent des moments difficiles et ont l’impression que le seul recours reste le suicide. Mais il y a toujours un espoir, même si on ne sait pas où ni comment il va se manifester.

image tirée du film "In Extremis" de Malolo Matouala

Image tirée du film

OI>Film : Pourquoi ne pas avoir réalisé le film ?

Je n’ai pas le talent pour ça. J’ai choisi Michael Gandoh pour le réaliser car c’est l’une des deux personnes qui m’a tendu la main pour entrer dans ce milieu. Quand il a lu mon scénario, il m’a dit “wow, il faut tourner, ça va marcher”. Je suis encore assez surpris de l’impact que ce film est en train d’avoir. 

OI>Film : Quel regard portez-vous sur le cinéma africain de façon générale, et au Congo ?

Le cinéma africain est en train de marquer les esprits avec par exemple Nollywood”, le cinéma au Sénégal ou en Côte d’Ivoire. On commence à avoir de grandes industries et des acteurs économiques qui ont compris l’intérêt d’y mettre de l’argent. 

Le Congo est en train de faire son petit bout de chemin. Les cinéastes congolais essaient de faire beaucoup avec très peu, parfois sans soutien. Par exemple, j’ai produit moi-même mon film parce que je n’ai pas réussi à trouver de maison de production. 

Aujourd’hui, le cinéaste congolais est réalisateur, comédien, cadreur et il va négocier les contrats. Il y a des choses à développer.

OI>Film : Des projets en cours ?

Je travaille sur un projet de long métrage. J’espère qu’il sera prêt très bientôt. Ensuite, une personne en France aimerait que j’adapte son histoire en court métrage.

Pour lire l'interview du réalisateur Michael Gandoh, cliquez-ici.

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