« Imbabazi, le pardon » : vivre avec le passé

Il y a de tragiques événements qui marquent tout un pays même des années plus tard. Le génocide rwandais perpétré en 1994 a fait quasiment 1 million de morts. Aujourd’hui le pays se reconstruit sur une histoire qui les a longtemps divisé. Le réalisateur Joël Karekezi a vécu l’horreur au plus près à seulement 9 ans et c’est à travers son premier film qu’il s’est posé une question nécessaire à la reconstruction d’un pays : peut-on pardonner ?

par Margaux Maekelberg

Karemera et Manzi étaient meilleurs amis lorsque ce dernier a participé à perpétrer le génocide rwandais, tuant ainsi la famille de son ami. Quinze ans plus tard, Manzi a purgé sa peine mais Karemera est toujours animé par une colère et par son besoin de justice.

Question universelle qu’est le pardon. Pardonner les tortionnaires ? Pardonner à celui qui a tué sa famille ? Toute la réflexion se joue dans ce film où l’on découvre les deux côtés du problème, que ce soit la victime encore blessée et en colère ou le bourreau qui reconnaît sa culpabilité mais qui souhaite se ré-intégrer dans la société. Car finalement, tout ceci est un travail collectif. Un travail de pardon nécessaire pour grandir et se reconstruire mais forcément compliqué à effectuer.

Avec énormément de pudeur, le réalisateur pose un regard juste sur un massacre qu’il ne faudra jamais oublier, sur ses victimes et sur la question de la rédemption et du pardon qui apparaît rapidement, finalement, comme un message universel.

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