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"Vilaine Fille" : le monde intérieur turbulent d'un enfant maltraité

Ayce Kartal, jeune réalisateur de "Vilaine Fille" revient sur la genèse de son film d'animation primé aux César en 2019. Émouvant, poignant et d'une incroyable sensibilité, le court-métrage aborde la douloureuse thématique du viol collectif sur les enfants en Turquie. La force de "Vilaine fille" réside dans le fait qu'ici, l'auteur nous apporte le point de vue de l'enfant. Pour ce faire, Ayce Kartal, comme pour toutes ses œuvres, s'est littéralement plongé dans la peau du personnage qu'il a animé. Rencontre. 


« Le vrai cinéma africain est encore à naître »

Scénariste réalisateur, monteur, infographiste et aussi artiste plasticien. Doctorant en Arts, Lettres et Sciences Humaines de la faculté de Yaoundé où il enseigne, Yadia Mor-Jougan porte un regard tranchant sur le cinéma africain et notamment sur son financement. Si l'économie l'anime, Yadia Mor-Jougan reste avant tout un artiste et d'ailleurs, lorsqu'il parle de son film, « La Marche », c'est un peu comme s'il nous expliquait un tableau et ses représentations. « Un élan de coeur ». Voilà comment Yadia Mor-Jougan décrit son film. Dans ce court-métrage, le réalisateur évoque un sujet douloureux qui lui est propre : la perte de ses parents.


Carrette : entre l'absurde et la poésie, il n'y a qu'un pas

Infographiste, motion designer, enseignant, scénariste, réalisateur de films d'animation et de fiction ... Olivier Carrette arbore de nombreuses casquettes et voyage d'un univers à l'autre avec brio. En témoignent ses films : des "aventures de Molman", à "Le Mafatais", en passant par "The Nuklear Family"... De l'animation à l'image réelle, le cinéaste nous dévoile différentes facettes de sa personnalité. Improbable et poétique, Olivier Carrette nous en dit plus sur son travail et sur le long métrage qu'il est en train d'écrire.


"J'aime avec peu de limites, tant mieux si cela se ressent !"

Françoise Ellong fait partie de la nouvelle vague du cinéma Africain. La jeune réalisatrice a déjà plusieurs films à son actif dont un long métrage, W.A.K.A d'une puissance et d'une maturité surprenante. Françoise Ellong, lorsqu'elle ne tourne pas, travaille pour des festivals de renom international, elle mène également l'organisation de "Le Film Camerounais Awards" alias LFC Awards qu'elle a créé il y a deux ans. Une cérémonie qui vise à récompenser les talents du cinéma de son pays. Passionnée par le continent africain et ses cinémas, la belle ne compte pas s'arrêter là. Elle a accepté de nous parler d'elle et de ces projets. Rencontre. 


"Un lien fort s'est créé avec les pêcheurs la roue"

Bernard Crutzen parcoure le monde depuis plusieurs années pour réaliser ces documentaires. En 2006, alors qu'il a posé ses valises à La Réunion, il découvre les pêcheur la roue au large du Port. Interpellé par ces embarcations de fortunes (des chambres à air de camion), le réalisateur a décidé d'en faire un film. Bernard Crutzen revient sur cette aventure hors du commun aux côtés de pêcheurs, hors normes, avec qui il a créé un lien fort. 


Clémentine Dusabejambo : un cinéma qui a du sens

Elle est jeune, belle et bourrée de talent. Clémentine Dusabejambo vit et travaille au Rwanda. Scénariste, réalisatrice elle porte de nombreuses autres casquettes qui lui permettent de travailler et de vivre de sa passion pour le cinéma. Alors qu'elle continue de développer son premier long métrage, Clémentine nous parle de ses deux derniers courts « Icyasha » et « Une place pour moi » et de sa vision d'un cinéma africain puissant et lourd de sens, en pleine effervescence. 


Pantaléon : parler de ces hommes que personne ne voit

Un court qui cartonne à l'international (Baba Sifon, 2019). Un long à sortir cette année (Santyé papangèr, 2020) L'organisation d'un nouveau festival "Court Derrière" à La Réunion... Une actu chargée pour un Laurent Pantaléon qui fait partie de ces réalisateurs engagés et profondémment ancrés sur leur territoire. Il y a quelques semaines, nous vous annoncions la sortie de son premier film sur www.oi-film.com. le cinéaste revient donc sur "La face cachée du père Noël", un court qui en dit long sur la vision que porte Pantaléon sur la société ici, à l'île de La Réunion et au delà ! Un hommage à ces "hommmes debouts", ceux qui ne se contentent pas d'attendre pour se bouger, "les marrons d'aujourd'hui". 


Serge Payet : un OVNI dans le cinéma réunionnais

Son dernier film, "Otto Pussy", en témoigne : Serge Payet a bel et bien opté pour la voie du décalé et de l'outrancier. Fan du Canal + des années 1990 et de ces films étranges qui passaient au milieu de la nuit, le réalisateur a souhaité rendre hommage à la grande époque de la chaîne cryptée. "Otto Pussy", réalisé en 2019, se destinait au concours organisé par Canal en marge du festival Même Pas Peur. Le film de 3 minutes (imposées par le cachier des charges), n'a pas été retenu par la chaîne. Trop trash ? Pas pour OI>Film. 


"Chababi Project a ouvert la voie"

Médecin urgentiste à Mayotte, Valérie Thomas a co-écrit et co-réalisé la série Chababi Project aux côté de Delixia Perrine. La première saison compte six épisodes et a été diffusée d'abord à Mayotte sur la télé locale puis sur Mayotte 1ère et France Ô. Chababi Project raconte le quotidien d'une bande de jeunes inscrits dans un lycée spécialisé dans les arts de la scène. La danse et le théâtre sont ici utilisés comme des vecteurs pour aborder des thèmes sensibles sur le 101ème département français. Valérie Thomas à l'orgine de ce projet nous raconte. 


Caroline Rubens : "besoin de savoir, afin de vivre"

Journaliste reporter d'images, Caroline Rubens a signé en 2010 "L'île perdue". Dans ce documentaire du réel, la réalisatrice part en quête de réponses. Liée à l'île de La Réunion de part ses origines, la Bretonne doit combler un vide intérieur. Elle va découvrir, au gré de rencontres en terre réunionnaise et de recherches généalogiques que l'histoire de son père et des ses oncles possède un lourd passé inscrit dans l'histoire de l'île de La Réunion. Caroline Rubens revient sur ce film puissant et intime avec sincérité et encore beaucoup d'émotions. 


"Il était temps de comprendre d'où je viens"

Hachimiya Ahamada fait partie de la diaspora comorienne installée en France. Originaire de Dunkerque, elle grandit dans le fantasme du pays de ses parents. Ce n'est qu'à l'âge adulte que la réalisatrice découvre cette Grande Comore qu'elle s'imagine tant. Du rêve à la réalité, Hachimiya a choisi le cinéma comme passerelle. Elle sera la première à tourner un film sur ses terres. "La Résidence Ylang Ylang", c'est l'histoire du fossé entre les populations qui restent, celles qui partent avec comme témoins, des maisons vides en attente de leurs propriétaires qui ne reviendront surement jamais. Un film sans phare, honnête et plein de sensiblité. Hachimiya Ahadama nous en dit plus.